Laura Wolff – Sensibilité Centre-droit

(article paru dans les DNA du 16 juin- Hubert Letz)

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2 bougies soufflées le 13 mai dernier. Et un Taureau, case zodiaque, qui n’aime pas le rouge ! Par chance, la couleur du SC Sélestat, c’est le bleu. Ce n’est qu’à l’âge de 13 ans que Laura Wolff apprend l’art subtil de la passe et de la manchette en club.

Pourtant, l’environnement familial la prédisposait à monter au filet bien avant vu que Nathalie Kasdepka et Eric Wolff avaient fait les beaux jours du club de La Fraternelle, à Strasbourg, avant de fonder leur foyer à Benfeld. Elle en tant que joueuse en Nationale 1, après des débuts au club local, lui en devenant président.

« J’avais envie de faire de la gym et de l’équitation »

« Et mon grand-père, Théo Wolff, avait aussi joué à la Fraternelle. Mais moi, ce que j’avais envie de faire petite c’était de la gym et de l’équitation. » C’est donc respectivement dans les clubs de gymnastique de Huttenheim, dès 6 ans, puis au club équestre d’Erstein, à 8 ans, que Laura Wolff entamait sa formation de jeune sportive.

En parallèle, la scolarité débouchera sur des études de droit. « Je suis en troisième année à la fac de Strasbourg, et j’aimerais devenir juriste d’entreprise. »

Pour les grands débuts de volley – auparavant, elle ne faisait qu’accompagner ses parents aux matches –, cap sur Sélestat pour l’adolescente timide. Le club de volley de Benfeld avait disparu. « J’ai tout de suite accroché et me suis fait des amies, Juliette Le Page, Noémie Leppert, Anaïs Auger et Louise Tanoh-Heddache. »

Remède contre la timidité

Génération dorée, dont les trois premières ont vite intégré, comme elle, l’équipe fanion du SCS entraîné par Philippe Muser.

Et de l’échelon régional, elles ont percé le plafond menant à la N3 il y a quatre ans. « On a créé une vraie belle équipe avec une bande de copines. Et j’en étais d’autant plus fière que j’étais la capitaine. »

De ces premiers pas dans le sport collectif qui lui a permis de s’affirmer, Laura retient aussi ce séjour à Vienne magique, « en compagnie de jeunes de plusieurs autres clubs de Sélestat. C’était comme des Jeux Olympiques, où on a pu jouer contre des Allemandes et des Hollandaises. »

Souvenir à peine moins agréable, le titre bas-rhinois chez les cadettes entraînées par Emmanuelle Cladt, suivi d’un statut de vice-championne d’Alsace, ainsi qu’un 4e tour en Coupe de France. L’intégration en équipe première s’étant faite progressivement.

« À 14 ans, je m’entraînais déjà avec les seniors, je suis donc une des anciennes ! » Aujourd’hui, celle qui partage le poste de centrale avec Laura Herzog et Marie Marsat – « Avec mon mètre soixante-dix-huit, je suis la plus petite des trois ! » – s’est bien aguerrie.

« Au contre, je suis bien. Et si j’attaque actuellement au centre, j’aimerais bien évoluer sur les ailes. Mon souci, il serait plutôt au niveau du service, j’ai beau le travailler, il y a plein de trucs techniques qui ne marchent pas. Il m’arrive de marquer des points, mais en globalité je suis très mauvaise. » Dure avec elle-même, et tellement disposée à progresser tant elle aime le ballon.

Qualités perdues

Le volley, à ce niveau, ne nourrissant pas une étudiante, Laura Wolff s’est retrouvée à travailler dans une grande surface du meuble à Strasbourg (huit heures les samedis) pour jongler avec l’emploi du temps.

« Heureusement que nos matches se jouent le dimanche, c’est déjà assez difficile de concilier le tout. Je ne peux faire qu’un entraînement sur deux, plus les spécifiques. Trois fois par semaine, ce serait impossible. »

Son regard sur la saison qui vient de s’écouler (8e place et maintien de justesse) ? Implacable : « C’est une grosse déception et la pire de mes années de volley. Je l’explique par le manque de collectif, mais on a eu beaucoup d’arrivées de nouvelles joueuses et il a été difficile de les intégrer. On a perdu nos repères, même si les trois premiers matches ça semblait marcher. Après, on avait les grosses équipes en face… »

Son vœu pour la prochaine rentrée : « J’aimerais bien retrouver l’esprit d’équipe et la combativité perdus. »


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